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Selected and rare materials, excerpts and observations from ancient, medieval and contemporary authors, travelers and researchers about Cyprus.
 
 
 
 
 
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SALAMIS

SALAMIS IN THE ISLAND OF CYPRUS.
BY ALEXANDER PALMA DI CESNOLÀ, F.S.A.,
page 130

indeed, generally throughout the island. " The extensive number and variety of the coins," says Mr. Lang, " both in silver and gold, which have for reverse a lion devouring a stag, seems to me to indicate a currency far greater than the little colony of Kitium could pretend to. This is also the only class of ancient coins which can with any likelihood be attributed to Phoenicia; so that, in giving it to Kitium, we remain without any known currency for Tyre, then the chief emporium of commerce, andnaturally needing most largely a circulating medium. In assigning to the coins of Azbaal and Baalmelek so early a date as B.c. 560, I am opposed to the views of the Duc de Luynes; but the learned Duke himself expressed some doubts upon the subject." Mr. Lang then proceeds to examine the history of Tyre contemporaneously with that of Cyprus during the' sixth century B.c. With respect to the origin of the device exhibited on the reverse of this type (fig. 327), no satisfactory explanation has been arrived at. Legends state that stags were accustomed to swim over to the rich pastures of Cyprus from the mainland of Syria.1 Another of these coins is a variant of this type (fig. 328). Many of them have been figured by the Duc de Luynes,2 and by Mr. Lang in the works already referred to. A class not far removed from the foregoing bears on the obverse a ram couchant, to the left; reverse, a punch-mark (fig. 329). The ram appears to be a device pre-eminently of Cypriote use, but I am unable to conjecture the reason, unless the comparison of the form of the Island of Cyprus to that of a fleece3 be connected with it. This type was not included in any of the coins found in the treasured hoards which I have already spoken of. M. Six attributes this to Evelthon, King of Salamis. The Cypriote letters equivalent to Έύφέ[λθων] are placed below the ram. (See De Luynes, Num. Cypr.,PI. I, f. 8.) Another coin4 of this class, probably of Evagoras I, who

1 " Agri enim fertilitatem &lianus prodit, cum scribat corvos ex Syria in hanc insulam ad bonam pastionem transnata re."—Ortelius.
2 The Duc de Luynes accounts for the device of Hercules on the obverse of later coins as follows:— " Hercule, qui fut aussi le libérateur de ses contem porains, est un type naturellement choisi par Evagoras et peut-être la légende devant la tête du dieu y fait-elle allusion. Les lettres EY pour Evagoras sont ici le premier exemple de cet usage suivi depuis parles rois Cypriotes Nicoclès, Pnytagoras, Evagoras II, et même Menelaus, qui placèrent seulement quell ques initiales sur leurs monnaies."
3 " Formain ejus velieri comparar! auctor Eustathiûs."—Ortelius.
4.M. Six considers this coin to be that of an uncertain town, and refers to De Luynes, Num. Cypr., PI. n, figs. 2, 9, and PI. vi, fig. 6.

liberated the Island of Cyprus from the Persian yoke, and restored the pure Hellenism of the country, which had been forgotten under the barbarian rule, bears on the obverse, within a pearled or beaded square, the forepart of a lion with open mouth, to the left; on the reverse an uncertain device, or punch-mark (fig. 330). It is of silver. This type was not included in Mr. Lang's hoards. I may here with propriety introduce the following extract, which gives a graphic and succinct account of the influence of Evagoras I on the history of Cyprus:—

" Citium, bien moins religieuse que commerçante, conserva sou caractère primitif: le culte, la langue, les habitudes mercantiles de la mère patrie s'y maintinrent sans altération, ou du moins suivirent la même marehe que sur le continent phénicien. Elle eut ainsi une existence distincte de celle des villes indigènes et des colonies grecques établies de toute antiquité sur différents points de la côte. Néanmoins elle suivit toujours le sort de l'île dans ses rapports avec les puissances voisines; c'est-à-dire que, tout en conservant une certaine autonomie, elle fut successivement vassale des grands empires que se partagèrent la domination de l'Orient, l'Assyrie, l'Egypte, la Perse. Elle fut des premières à se soumettre à Salamanasar et à Nabuchodonosor, quand ces monarques envahirent le littoral Méditerranéen. La preuve matérielle de la conquête Assyrienne a été trouvée aux portes mêmes de Citium. C'est la stèle de Sargon, aujourd'hui conservée au musée do Berlin. Plus tard quand l'Egypte, sous la vingt-sixième dynastie, entra dans le concert Européen, les flottes de Citium jointes à celles de Tyr et de Sidon, furent battues par les vaisseaux d'Apriès ou d'Amasis, et l'île subit la douce domination des souverains Égyptiens, jusqu'au jour où la victoire de Cambyse la fit passer sous la suzeraineté de la Perse. " Dans les grandes guerres qui mirent aux prises les États naissants de la Grèce et les vieilles races de l'Asie, Cypro no resta pas neutre, et les galères de Citium se mêlèrent aux flottes Phéniciennes qui portaient en Europe les hordes du grand roi. L'île fut le théâtre de luttes violentes dans lesquelles les villes Phéniciennes prirent parti pour les Perses contre les Athéniens, que soutenaient les colonies helléniques. L'avantage finit par rester aux Asiatiques; mais leur puissance sortit affaiblie de la lutte, et, pendant la seconde moitié du Ve. siècle, l'autorité du grand roi fut presque nominale. Les petits dynastes locaux, Grecs ou autres, prirent une plus grande importance, battirent monnaie en leur propre nom comme les Azbaal de Citium, et quand l'esprit, hellénique se réveilla du nouveau sous la vigoureuse main d'Évagoras, il combattit avec avantage contre l'Asie. La lutte fut longue; Citium, alliée naturelle des Perses, fut la dernière à se soumettre à Évagoras, mais elle eut la consolation de le voir perdre dans sa rade la victoire navale qui sauva au moins la suzeraineté persane. " Évagoras fut le précurseur d'Alexandre par l'impulsion qu'il donna à la propagande hellénique en Orient; avec lui, les lettres, les arts, les sciences de la Grèce prirent en Cypre un développement nouveau. Le mouvement se continua après sa mort, si ce n'est peut-être à Citium, où la petite dynastie

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